Commission Ecosophie

Argent et développement durable

             Bien avant l’introduction des échanges dans un groupe, se situe la raison pour laquelle le groupe se constitue. Pour voyager ou pour survivre, pour se défendre ou pour se reproduire, les hommes se rassemblent pour une raison simple, un lien social. A l’intérieur de ce lien social chacun est prié de donner le meilleur de lui-même et les sociétés se constituent par le don de soi et l’accueil de l’autre à l’intérieur d’une loi qui les rassemble. Ce don de soi, le don de son énergie individuelle, de son travail, manuel ou intellectuel, manuel et intellectuel, crée un échange d’énergie entre les participants qui soude le groupe autant que le lien social. Lire la suite...


Acheter sa vie pour faire de la croissance

    Il y a des mots très beaux qui ne colportent aucune notion précise. Le progrès, la richesse et la croissance en font partie.

Si l’on progresse vers un sommet c’est que l’on est alpiniste, si l’on progresse vers un fond c’est que l’on est spéléologue. Le progrès c’est aller vers le mieux sans jamais définir ce mieux pour laisser la personne qui écoute y projeter ses propres rêves. « Vous n’êtes tout de même pas contre le progrès ? » est la phrase qui rive le clou à toute tentative de réflexion. Lire la suite...

 
Croissance et réforme

         Dès l’instant où l’on prend conscience que la croissance n’est que la dépense, qu’elle soit intelligente ou stupide et que toute dépense fait de la croissance, on comprend que la croissance permette beaucoup de choses suivant le principe qu’un milliardaire résout mieux ses problèmes matériels qu’un Sans Domicile Fixe sans le sou et qu’il peut en outre avec de l’argent, les résoudre sans discernement. Mais bien sûr il faut financer la croissance, et la manne divine se faisant rare, la croissance est financée par l’appauvrissement ou par l’emprunt. Ce double financement est freiné par le bon sens et accéléré par la demande ce qui donne ces fameux cycles chers à nos économistes. Lire la suite...

 

 
Le discernement

        Cerner vient de cernere, faire le tour, dont le participe passé certus a donné l’adverbe certes et la certitude. Cerner c’est faire le tour sans rien oublier, sans laisser de poche inexplorée.

Le préfixe dis a le sens de la séparation, disjoindre, dissymétrie, discourtois, discrédit disculper, contrairement au préfixe dé qui n’apporte que la cessation, désarmer ou dépolir. Avec le verbe tendre, on perçoit bien la différence entre le simple arrêt de la tension dans détendre et la séparation dans distendre.
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le but et le chemin

        Si le but est assez clairement un rapport harmonieux à soi-même, au groupe et à l’Illimité, en évitant le sectarisme qui oublie l’individu, le fanatisme qui oublie le groupe et le matérialisme qui oublie l’Illimité, il est moins simple d’être sûr du chemin qui y mène. Lire la suite...

 
Désir d'être ou désir d'avoir

        Le désir est toujours un moteur. Moteur positif ou moteur négatif, il entraîne vers l’effort et la fierté de soi autant que vers la jalousie et la vanité. D’un côté l’une des 4 nobles vérités du Bouddhisme est que le désir est la cause de la souffrance. Epictète va dans le même sens : il dit que c’est par la destruction du désir que s’obtient la liberté. A l’opposé Cervantes disait « vivre son désir de vivre » une fois revenu de ses 5 ans d’esclavage en Algérie. Diderot soutenait que c’est du désir que naît la volonté et La Boëtie regrettait que les hommes n’aient pas la force de désirer la liberté. Lire la suite...

 

 
Responsabilité et risque

         Nous avons appris que le mensonge était mal. Mais malheur à celui qui en déduirait qu'un résistant devait donc dire toute la vérité à la Gestapo qui l'interrogeait!
         Pour comprendre cette contradiction apparente, il faut réaliser que tout mensonge est sous-tendu par une peur et que le regard que l'on a sur cette peur, entraîne le regard que l'on porte sur le mensonge qui s'en déduit. Lire la suite...

 
Ce monde bardé de certitudes et glacé de solitude

         Ce passage de la chanson « Let the sunshine » de la comédie musicale Hair, présentée en France en 1968, annonçait déjà les difficultés du XXIème siècle. Une société est en effet fondée sur une relation harmonieuse entre le rapport à soi, le rapport à l’autre et le rapport à l’Illimité, à ce qui nous dépasse individuellement et collectivement, qu’on l’appelle Dieu, le logos, la nature ou l’origine de l’énergie.

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Le risque est-il nécessaire à l'éducation?

         La cindynique ( du grec kindunos danger ) a été créée en 1987 lors d’un colloque à la Sorbonne. Elle étudie les risques et regroupe « les sciences du danger ». La cindynique se donne 4 buts :
- Comment identifier le risque ?
- Comment le mesurer ?
- Quelles en sont les conséquences ?
- Comment le contourner ?

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Le langage des économistes n'est il pas la seule chose compliquée en économie?

        Une étude de l’histoire de la médecine montre comment en occident le bon sens s’est confronté aux dogmes du XVIème siècle au XIXème siècle, et n’a triomphé que grâce à une succession de personnalités comme Ambroise Paré, William Harvey ou Philippe Semmelweis qui tous parlaient simplement de leur art de façon compréhensible car les mots étaient là pour véhiculer une pensée. Lire la suite...

 
Le protectionisme, horreur ou nécessité?

        Pierre Arditi disait dans une émission de France 5 devant quelques politiques du parti socialiste, du gouvernement et du Modem, que l’on avait perdu en France la conversation et que les syndicats comme les partis politiques et le gouvernement ne se parlaient plus que de façon convenue en s’opposant sans s’écouter. Lire la suite...

 

 
Réfléchir, échanger, agir

         Les Think tanks sont à la mode. De partout jaillissent ces réservoirs dit de réflexion dans lesquels chacun refait le monde dans le sens qu’il croit judicieux. Les participants piaffent, les propositions fusent, les rapports tombent, les solutions pleuvent comme des petits pains et...rien ne bouge. Ou plus exactement les réformes succèdent aux réformes et chacun sent pourtant au fond de soi que l’enlisement général se poursuit inéluctablement. Les élections se succèdent et les espoirs engendrent les déceptions. Lire la suite...

 


Les écoles de discernement

         Notre monde privilégie l’avoir à l’être et toute l’Education Nationale est tournée vers l’obtention d’un « bagage » qui serait le Sésame d’une vie réussie. La formation, dans la bouche de nos élites, doit toujours déboucher sur une compétence à posséder ou une connaissance à détenir. On bloque les enfants jusqu’à 16 ans dans des lieux appelés écoles même s’ils regardent plus la fenêtre que le tableau. Lire la suite...

 


Quelle représentation pour le peuple en démocratie ?

        Les points communs à la démocratie chrétienne et à la démocratie populaire sont tellement ténus qu’il devient obligatoire de se demander ce que veut dire démocratie quand on veut comprendre pourquoi ce mot est aujourd’hui, comme croissance et progrès, tellement béni par les dieux du moment alors que chacun s’arrête à sa définition imbécile faussement attribuée à Churchill « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres ». Circulez, il n’y a rien à voir. Lire la suite...

 


Le Produit Intérieur Brut

       Imaginons la France comme une seule entreprise, sans contact avec les autres pays, fonctionnant en autarcie sans monnaie. Son économie fondée sur l’échange des êtres, le don de soi et l’accueil des autres, ne serait pas dans l’échange des avoirs que serait le troc. Chacun, mu par sa conscience ou par l’autorité publique, apporterait à la collectivité sa personne, ce qu’il saurait faire, ce que son travail passé lui aurait appris et ce que son travail présent lui ferait réaliser. Lire la suite...

 


Vivre ou survivre

         Si la vie peut s’observer dans l’humain, dans l’animal, dans le végétal, certains disent même dans le minéral, le regard que porte l’homme sur la vie de son espèce n’est plus l’émerveillement devant la création et la multiplication des cellules. Il est questionnement sur les limites de la vie, sur le sens de la vie, sur la qualité de la vie, et même sur la survie de l’espèce. Aucune de ces questions n’a de réponse claire unanimement admise dans notre société. Lire la suite...

 


Le démagogue : plaire ou conduire, il faut choisir !

         « Après moi le déluge » disait Louis XV. Le déluge est arrivé après lui : ce fut la Terreur. Aujourd’hui nous sommes tous tentés de laisser les nuages s’amonceler en évitant de les regarder. Mais au fond de nous-mêmes nous savons que nous avons le devoir de ne pas baisser les bras. Lire la suite...

 


Le rapport Stiglitz

         Les anciens avaient classé ce qu’un enfant devait apprendre en Trivium et en Quadrivium. Le Trivium comprenant la grammaire, la rhétorique et la dialectique, s’occupait des lettres, des mots et des phrases. Le Quadrivium analysait tout ce qui était chiffrable, l’arithmétique, la géométrie, la musique et l’astronomie. Aucun chiffrage de la raison et des sentiments de l’homme dans le quadrivium. Lire la suite...